Le Compendium
       Albert Balasse

Pile thermoélectrique

Pile thermoélectrique  par KIPP (Hollande) - hauteur actuelle sur son support : 18 cm

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KIPP
DELFT   HOLLAND

COURS DE PHYSIQUE DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE par M. J. JAMIN - Paris, 1859

La pile thermoélectrique, inventée par Nobili en 1830 est une application de l'effet Seebeck. On forme une chaîne continue de petits barreaux d'antimoine et de bismuth, soudés alternativement l'un et l'autre et repliés de manière à offrir d'un côté toutes les soudures impaires 1, 3, 5, 7... (fig. 347), et de l'autre toutes les soudures paires 2, 4, 6, ... En outre, les deux extrémités A et B de cette chaîne sont reliées entre elles par un fil métallique continu. Toutes les fois que l'on exposera à une cause de réchauffement, soit les soudures paires, soit les soudures impaires, il se dévéloppera un courant électrique circulant à travers le circuit électrique tout entier dans un sens ou dans l'autre.

En se fondant sur cette propriété, Nobili a construit une pile thermo-électrique, qui est représentée fig. 348, dont les soudures paires et impaires sont alignées sur deux faces opposées C et D, et dont les extrémités aboutissent à deux bornes A et B, que l'on réunit par un fil métallique destiné à compléter le circuit.

 

Dans la pile thermoélectrique développée par la société KIPP, une douzaine de couples sont ainsi disposés dans le petit cylindre de laiton de faibles dimensions (2,5 x 2,5 cm) de telle façon qu'une des séries de soudures est en regard de l'embouchure du cylindre tandis que l'autre est située vers le fond.

Le cône amovible permet de canaliser la chaleur.

Par association de la pile de Nobili et du galvanomètre de Melloni, on obtient le thermomultiplicateur de Melloni qui permet de déceler et de mesurer de très faibles écarts de température. Pour le montage qui suit, nous avons utilisé non pas un galvanomètre de Melloni mais une boussole des tangentes fonctionnant sur le même principe.

Avant tout passage du courant, le plan du cadre est confondu avec le plan du méridien terrestre repéré par l'axe de l'aiguille aimantée (photo ci-dessus). L'aiguille aimantée porte, fixée en croix sur elle, une aiguille en cuivre. Cette deuxième aiguille, non magnétique,  joue le rôle d'index et permet de repérer les déplacements sur un cercle gradué et doner une indication sur le courant développé...

On accède à la page consacrée à la boussole des tangentes en cliquant sur son image, à gauche.

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