Le Compendium
      Albert Balasse

Petite bobine d'induction
A. Gaiffe à Paris

Petite bobine d'induction - Planchette de 14 x 8 cm ; bobine de 7,5 cm - A Gaiffe ; vers 1910

La bobine d'induction, alimentée par une pile Grenet

Les bobines d'induction à usage médical proposées par A Gaiffe - on en rencontre plusieurs dans le Compendium - sont généralement présentées dans d'élégants coffrets permettant le transport, accompagnées de leur alimentation sous la forme d'une pile de Marié-Davy au  sulfate de mercure (II) ou, plus tard, d'une pile au dioxyde de manganèse dite "à liquide immobilisé". Ce modèle sur planchette, qui nécessite une alimentation externe telle qu'une pile Grenet "au bisulfate" de potassium, est moins courant mais offre les mêmes possibilités. En particulier, il est muni du dispositif imaginé par Gaiffe et qui permet à l'opérateur de provoquer des secousses soit par intermittences rapides, soit par intermittences espacées. Il peut donc s'agir d'une bobine à usage médical, mais aussi d'une bobine "à secousses" pour un usage plus ludique...

Le dispositif, imaginé par Gaiffe, comporte un levier coudé terminé par un petit bouton en ivoire. Le levier joue le rôle d'interrupteur et permet de choisir l'effet escompté.

Ci-dessus, le levier est en butée vers le haut. Une pointe conductrice assure le contact avec la lame du marteau trembleur qui fournit des intermittences rapides comme dans le cas d'un appareil classique : les secousses sont continues et à fréquence élevée.

Le levier est abaissé. Il est, au niveau de son coude, soutenu par une lame-ressort qui empèche tout contact électrique avec la bobine. En exerçant une pression sur le bouton, le levier appuie sur la lame-ressort qui vient toucher une pointe conductrice reliée au circuit de l'enroulement primaire de la bobine. Chaque pression sur le bouton entraîne l'attraction du marteau trembleur. Les contacts par pression et les interruptions obtenues en relâchant le bouton, sont, comme précédemment, à l'origine des secousses électriques. Mais, dans ce cas, elles sont plus espacées et à la volonté de l'opérateur ...

Le graduateur, tube en laiton entourant le noyau en fer doux placé dans l'axe des enroulements inducteur et induit, permet de régler l'intensité du courant induit. En le tirant vers l'extérieur, c'est-à-dire en découvrant le noyau en fer doux de la bobine, on augmente l'intensité de ce courant. Les trois bornes actuellement libres permettent, en les utilisant par paire, de relier différents couples d'excitateurs. Les bornes 1 et 2 délivrent l'extra-courant qui naît dans le fil inducteur et les bornes 2 et 3 le courant induit. Entre les bornes 1 et 3, on obtient les deux courants réunis.

Sur l'image, des "manipules", cylindres creux pouvant être utilisés pour porter les secousses mais aussi comme porte-éponge pour un usage en électrothérapie, sont reliés aux bornes 1 et 3 de la bobine d'induction...

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Pour voir d'autres bobines d'induction proposées par A. Gaiffe (père) ou G. Gaiffe (le fils) il suffit de cliquer sur l'image qui correspond. Pour un choix plus important, il faut se rendre à la page thématique "ÉLECTRICITÉ"

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367 / 27 avril 2020