Le Compendium
       Albert Balasse

Trébuchets de table

Le Dictionnaire de l'Académie française de l'an VI de la République (1798) définit le trébuchet comme pouvant être une petite balance pour peser des monnaies, ou des choses qui ne pèsent pas beaucoup."

Les trébuchets de table, "à levier" ou à "bouton" selon le dispositif de libération du fléau, permettent de peser des objets ou des substances de quelques dizaines de grammes avec une précision du demi à quelques centigrammes. C'est le cas des deux petites balances présentées sur cette page, qui peuvent être utilisées au laboratoire pour les pesées courantes, par le bijoutier, le joallier ou l'orfèvre, par le photographe pour prélever les quantités de produits chimiques entrant dans les solutions de traitement des épreuves ou même  par les chasseurs qui les utilisent pour confectionner leurs munitions, les nommant alors "balances à poudre".

Trébuchet "à levier" ou "à pédale", Bailly

Trébuchet BAILLY, socle de 24 x 12 cm à rebord et tiroir - Diamètre des plateaux 5,5 cm - Portée 30 g - Sensibilité 5 cg - Vers 1920

(Un ancien catalogue de la Maison EXUPÈRE, propose des trébuchets semblables pour laboratoires, bijoutiers, joailliers et orfèvres)

Dans le tiroir, le logement des masses cylindriques totalisant 30 g : 10, 10, 5, 2, 2 et 1 g et le compartiment contenant les lamelles divisionnaires du gramme : 5, 2, 1, 1 dg et 5 cg soit, en gramme 0,50 - 0,20 - 2 fois 0,10 - 0,05.

Sous le couteau central en acier, la marque de Bailly, un Q surmonté d'une couronne. Dans son Dictionnaire des fabricants français d'instruments de mesure du XVe au XIXe siècle, Franck Marcelin repertorie Bailly, fabricant de balances, 4 rue de la Ferronnerie à Paris, de 1860 à après 1910. En 1892, Bailly s'associe à Roche, maitre et fondateur de la marque au Q couronné.

Trébuchet "à bouton" Testut

Trébuchet, socle de 24 x 12 cm à tiroir - Fléau de 14 cm marqué "C.T". - Portée 30 g - Sensibilité 5 mg - Vers 1930

Le bouton à vis agit sur l'extrémité d'un levier qui permet, en soulevant le fléau, de le libérer en même temps que les plateaux avec beaucoup plus de finesse que la pédale du précédent modèle.

Le fléau est libéré afin de vérifier l'état de l'équilibre. L'opération terminée, on abaisse le fléau afin que celui-ci vienne reposer sur les branches de la fourche en supprimant tout contact entre le couteau central et sa pièce d'appui. En même temps, les plateaux s'immobilisent lorsqu'ils touchent le socle de la balance.

Le fléau porte les lettres C.T. pour Charles Testut, balancier de la deuxième partie du XIXe siècle, surmontés de la marque de "vérification primitive" laissée par le poinçon du bureau des Poids et Mesures. Cette marque "à la bonne foi" représentant une poignée de main, permet son utilisation pour des transactions commerciales, par exemple dans le domaine de la bijouterie, joaillerie et orfèvrerie.

 

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