Le Compendium
        Albert Balasse

Microscope Stanhope

Microscope Stanhope : trois modèles sont présentés sur cette page - Vers 1900

LES MERVEILLES DU MONDE INVISIBLE par Wilfrid de Fonvielle - PARIS - 1874

La lentille de Stanhope, utilisée dans la construction de ce microscope simple, a été introduite en France vers 1840, plus de 20 ans après la mort de son inventeur Lord Charles Stanhope. Il s'agit d'un prisme à section carrée, d'un cylindre ou encore d'un tronc de cône en verre dont l'une des extrémités (la plus petite lorsqu'il s'agit d'un tronc de cône), fortement convexe, joue le rôle de loupe, l'autre extrémité, plane, se trouvant au foyer de cette loupe.  Les images agrandies, à droite, montrent les deux extrémités, plane et convexe, d'une de ces lentilles.

La lentille est maintenue enchassée dans un œilleton constitué d'une épaisse rondelle en liège ou de couches de carton fin collées les unes sur les autres. Cet œilleton s'emboite à l'extrémité d'un tube de 4 ou 5 cm de longueur. L'objet à examiner, plutôt transparent, est placé contre la face plane de la lentille et est observé du côté de la face convexe à travers un orifice de faible diamètre pratiqué dans l'œilleton. Le tube canalise la lumière pour que seuls les rayons voisins de son axe optique arrivent jusqu'à l'œil. Les images obtenues sont agrandies, entre dix et plusieurs dizaines de fois selon l'instrument.

La hauteur de ce premier modèle est de 4,7 centimètres pour un diamètre de 2,7. Une partie du corps est recouverte de cuir incrusté d'un motif doré.

Des écailles de papillon ont été déposées sur la face plane de la lentille. Ces écailles se présentent sous forme d'une poudre fine qui se maintient par simple attraction électrostatique. Lorsque ce n'est pas le cas, il suffit d'humecter la surface de la lentille.   

Pour examiner ces écailles,  l'œilleton est remis en place sur son tube dont on dirige l'extrémité libre vers une source de lumière... On remarque que la sphéricité prononcée de la lentille de Stanhope provoque un flou et une déformation de l'image à sa périphérie.

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Le deuxième modèle, de 5,6 cm de hauteur, est utilisé posé sur un plan horizontal : c'est un petit miroir plan inclinable qui permet d'éclairer l'objet en réfléchissant la lumière issue d'une source lumineuse naturelle ou artificielle.

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La bague filetée dont est muni ce dernier modèle de 5,5 cm de hauteur permet, en la soulevant, d'immobiliser une lame sur laquelle est déposé l'objet à examiner. Cet instrument est proposé dans le catalogue B. KAHN & SON à la fin du 19ème siècle, sous l'appellation "Botanical Microscope". A l'époque, on peut l'acquérir pour 1,5 $.

Ici, la lentille de Stanhope est tronquée du côté de la face plane afin qu'une image nette soit obtenue pour un objet placé légèrement au-delà, c'est-à-dire sans qu'il y ait contact. Alors, il devient possible d'observer des lames préparées munies d'une lamelle couvre-objet ou de placer un échantillon entre deux lames vierges : l'observateur immobilise la préparation grace à la bague filetée puis réalise la mise au point en agissant sur l'œilleton à vis...

Nous avons testé notre microscope avec une préparation ancienne d'écailles du papillon Sphinx. La mise au point, inexistante avec une lentille de Stanhope classique, est indispensable avec la lentille de Stanhope tronquée...

Ecailles du papillon Sphinx

Young Naturalist's Microscope
Revue "THE YOUTH'S COMPANION" - 1904
(Document numérisé par Google et traité par le Compendium)  Original from PRINCETON UNIVERSITY

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