Le Compendium
      Albert Balasse

Pile au bichromate
par Georges Péricaud

Catalogue APPAREILS SCIENTIFIQUES - GeP, 1922.

Pile au bichromate G.P. de 3/4 litre - hauteur minimum 22 cm.

Il s'agit, à quelques détails de construction près, de la réédition de la pile au bichromate, ou pile bouteille, proposée par Grenet à la fin du XIXe siècle.

"La pile bouteille est un appareil dont la construction a été sacrifiée. Avec les piles du commerce, les amateurs n'ont à leur disposition qu'une source électrique défectueuse d'un rendement médiocre pour actionner les appareils de démonstration et jouets scientifiques. C'est pour combler cette lacune que nous avons établi la pile G. P.". On peut lire ces mots dans un catalogue Péricaud de 1913. On constate que le constructeur a repris l'idée sans que le nom de Grenet ne soit mentionné...

On reconnait, ici, les deux plaques de carbone, reliées électriquement, entre lesquelles vient se glisser, sans contact, la lame de zinc amalgamé. A droite, la pile dans le verre de laquelle il ne manque que la solution sulfurique de dichromate de potassium pour que l'on puisse obtenir une force électromotrice d'environ 2 volts. Notons que si les règles de la "nomenclature systématique" imposent le terme dichromate, l'ancienne dénomination bichromate subsiste, devenant pratiquement le synonyme.

PETITE ENCYCLOPÉDIE ÉLECTRO-MÉCANIQUE - Henry de Graffigny - Paris, 1896

Petite discussion sur les branchements :

La pile de Grenet, dont le col représenté à droite, est dotée d'un bouchon isolant en ébonite. L'une des bornes à vis (+) est en communication avec les plaques en carbone : c'est la borne positive. La tige centrale, qui aboutit au zinc, est reliée à une deuxième borne à vis (-) par une petite plaquette en laiton : c'est la borne négative.

(Pile de Grenet)

(Pile G.P.)

Sur la pile de Péricaud, un bouchon en aluminium remplace celui, en ébonite, de la pile de Grenet. Deux bornes à écrous marquées + et C conduisent aux plaques de carbone par l'intermédiaire de tiges filetées qui traversent le disque métallique, protégées par des rondelles isolantes. La tige centrale est terminée à la partie supérieure par une troisième borne à écrous. Cette tige traverse, sans isolement, le disque en aluminium, par l'intermédiaire d'un tube en laiton marqué - et Z. (le - est, actuellement, caché par la tige). Elle est reliée à la lame de zinc. La pile possède deux bornes positives et une borne centrale négative.

Certains ouvrages de la fin du XIXe siècle arrivent à la même représentation de la pile de Grenet en lui conservant son bouchon en ébonite mais en reliant, entre elles, les deux bornes à vis prériphériques reliées aux plaques de carbone. C'est le cas sur le dessin de droite, issu du TRAITÉ DE PHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE de Drion et Fernet (1893).

La pile au bichromate G.P. est reliée, ici, à une petite bobine d'induction susceptible de délivrer quelques secousses électriques aux amateurs... Il y a longtemps, de tels divertissements étaient mis à la portée des enfants : c'est peut-être la raison pour laquelle Georges Péricaud a préféré le bouchon à vis, plus sécurisant que le bouchon à baïonnette de la pile de Grenet.

Sur le fond du ballon, les lettres GeP pour Georges Péricaud

Dans le premier quart du XXe siècle, Georges Péricaud. propose des jouets scientifiques tels que trains électriques, machines à vapeur, machines outils miniatures, petits moteurs et moniteurs électriques... Il propose également des coffrets d'expériences électriques renfermant bobines de Ruhmkorff, tubes de Geissler, moteurs tourne-tubes, etc, sans oublier les piles au bichromate... En 1922, le prix de ces coffrets varie de 45 à 175 fr. Une pile G.P. comme la nôtre vaut alors 10,50 fr.

Vers des jouets ou des jeux scientifiques Georges Péricaud, présents dans le Compendium :

Moteur tourne-tubes
de Geissler

Moniteur électrique

Bobine à électriser

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388 / 3 avril 2021